Logo

Les perspectives économiques en habitation

De gauche à droite : Georges Lambert, économiste au service économique et affaires publiques APCHQ, Jean St-Pierre, président de l’APCHQ Montérégie-Suroît, Tania Ochoa-Bourassa, analyste principale de marché à la SCHL, Normand Sauvé, administrateur de l’APCHQ Montérégie-Suroît, et Christian Miron, vice-président de l’APCHQ Montérégie-Suroît.

C’est lors d’un déjeuner-conférence, organisé par l’APCHQ Montérégie-Suroît, à l’hôtel Plaza Valleyfield, la semaine dernière, qu’étaient dévoilées les perspectives économiques dans la région.

Bien qu’elle attire peu l’attention dans les médias, la rénovation est la force tranquille du secteur de l’habitation selon Georges Lambert, économiste au service économique et affaires publiques de l’APCHQ, qui a présenté une conférence sur les perspectives 2017 du marché de la rénovation.

La rénovation est une activité importante, car elle est une activité de remplacement pour les entrepreneurs, elle crée des emplois, elle maintient la valeur du parc de logements et elle préserve le bâti tout en répondant aux besoins des ménages.

Le secteur de la rénovation aurait une croissance plus régulière que la construction. Dans une enquête de Statistique Canada compilée pour l’APCHQ, on identifie les 10 villes les plus actives en rénovation en Montérégie-Suroît pour 2016 en se basant sur la valeur totale : Vaudreuil-Dorion (11,2 M$), Salaberry-de-Valleyfield, (9,6 M$), Saint-Lazare (6,6 M$), Rigaud (3 M$), Notre-Dame-de-l’Île-Perrot (2,9 M$), Pincourt (2,6 M$), Beauharnois (2,5 M$), Saint-Zotique (2,3 M$), Les Cèdres (1,8 M$) et L’Île-Perrot (1,6 M$).

Avec les nouvelles annonces d’octobre dernier, nous sommes dans une période de resserrement hypothécaire. Georges Lambert a donné l’exemple du revenu requis pour acheter une habitation de 270 000 $, augmentant de 22 % et passant de 53 300 $ à 65 000 $. Ce qui entraîne une baisse des acheteurs de 74 000 a-t-il expliqué.

Les activités de rénovations sont liées au marché de la revente. Les principales motivations pour la rénovation sont d’améliorer l’apparence de la propriété (79 %) et d’augmenter la valeur de la propriété (60 %). Si l’on exclut la préparation à la vente, dans les deux années suivant la revente c’est environ 12 000 $ qui seront investis en rénovations.

Selon les prévisions de la Fédération des Chambres immobilières du Québec, présentées pendant la conférence de Georges Lambert, les reventes dans la RMR de Montréal baisseront de 3 % en 2017. De plus, selon un sondage Léger réalisé en octobre 2016, les montants reliés aux intentions de rénovation diminuent de 20 %.

Marché de l’habitation

Lors de sa conférence, Tania Bourassa-Ochoa, analyste principale de marché de la SCHL, a démontré que le nombre de ménages jeunes stagnait dans la région, hausse de 0,1 % chez les moins de 55 ans, alors que les ménages de 75 ans et plus ont augmenté de 5,7 %. Dans les 10 prochaines années, la MRC de Vaudreuil-Soulanges devra loger 10 100 ménages de plus alors que pour la MRC Beauharnois-Salaberry c’est 2000 de plus.

Selon des données présentées par la conférencière, une croissance modeste des ventes est prévue (légère hausse de 5 % en 2016) et l’offre de propriétés à vendre se résorbera (baisse de 10 % en 2016). On constate un resserrement des conditions de marché dans plusieurs secteurs en 2016. L’Île-Perrot, avec une hausse de 5 % des valeurs des unifamiliales se situant à 307 000 $, et Vaudreuil-Dorion, avec une hausse de 2 % pour une valeur de 310 000 $, sont des secteurs de vendeurs. De son côté, Saint-Lazare/Hudson est un secteur pour les acheteurs d’unifamiliales, avec une baisse de 2 % de la valeur se situant maintenant à 381 400 $. Pour ce qui est des copropriétés, le marché est favorable aux acheteurs presque partout dans la région. En résumé, pour le marché de la revente, les ventes seront positives et modérées, les conditions de marché se resserreront et la croissance des prix sera un peu plus soutenue.

Du côté du neuf, la mise en chantier de copropriétés a reculé dans plusieurs secteurs, sauf dans Vaudreuil-Soulanges où la hausse a été de 30 %. On constate que les signes de surconstruction se résorbent et que les mises en chantier se situeront à des niveaux plus soutenables. La construction de maisons individuelles se stabilisera à des niveaux faibles et la construction locative sera à des niveaux élevés par rapport aux années précédentes. À ce niveau, on prévoit un léger recul du taux d’inoccupation et une augmentation importante de l’offre de copropriétés offertes en location. Tania Bourassa-Ochoa résume que le taux d’inoccupation demeurera stable, soit près de 4 %, pour 2017 et 2018 étant donné la demande en provenance des immigrants et l’important afflux de logements locatifs construits récemment.

Vous aimerez également

 

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués*